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L'oeil du monde (7) |
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L'oeil du monde, chapitre
7, par Oliver, mis à jour le
06 sept 2004.
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Chapitre 7
Cela faisait maintenant un quart dheure que Lara
attendait Césario Cortés dans le hall de laéroport, et elle navait toujours
pas aperçu lombre de son ami. Elle se décida à sortir sur le parking, pour voir
si il arrivait. Rien. Elle sortit son portable de sa veste, et composa le numéro de
Cortés. Pas de réponse. Elle commençait à sinquiéter. Elle appela un taxi et
lui donna ladresse de Césario. Une fois arrivée dans le quartier un peu miteux où
vivait Cortés, Lara aperçut plusieurs voitures de police. Le taxi la déposa à une
quinzaine de mètre de la première voiture. Elle savança vers la porte de
Césario, sa longue veste brune flottant derrière elle. Elle vit quun périmètre
de sécurité avait été installé, et un agent de police se dirigea vers elle.
- Vous cherchez quelque chose ? demanda-t-il sur un ton agressif.
- Javais rendez-vous avec un ami à laéroport, Césario Cortés.
- Oh
je suis désolé de vous apprendre cela, mais votre ami est mort, dit-il
dune voix plus douce.
- Quoi ?.... Comment ?... Mais, cest impossible ! bafouilla-t-elle sous le choc de
cette nouvelle. Elle sappuya contre le mur.
- Je suis désolé Miss, répéta-t-il.
- Je
je voudrais le voir
si cela ne vous dérange pas, demanda-t-elle,
troublée.
- Attendez ici, dit-il après avoir réfléchi, je vais voir ce que je peux faire.
Il séloigna et Lara se laissa glisser sur le sol, son dos appuyé au mur. Elle prit
sa tête entre ses mains. Que se passait-il ? Tous ses amis mouraient, portait-elle
malchance ? Suis-je la prochaine ? Toutes ces questions traversaient sa tête, et elle
avait peur. Qui lui voulait du mal au point de sacharner sur elle et ses amis ?
En voyant lagent de police revenir vers elle, elle
se releva et essuya ses larmes. On lautorisait à voir le corps. Tout en ouvrant la
porte, lagent lui expliqua que le corps navait pas encore été déplacé. Ils
entrèrent et Lara le vit, couché sur le ventre, baignant dans son sang. Elle pouvait
voir limpact de trois balles dans le dos, et une à larrière de la tête.
Celle qui avait dû mettre fin à ses souffrances. Les ambulanciers entrèrent à leur
tour et retournèrent le corps pour le mettre sur le brancard. Lara vit une expression de
peur, figée sur le visage de son ami. Un autre policier arriva, il sortait du bureau de
Cortés.
- Eduardo, tu peux venir un instant ? Et amène la dame avec toi, dit-il.
- Quest-ce que tu as trouvé ? demanda lagent en entrant dans le bureau, suivi
de Lara.
- Ce gars était parano, regardes, fit-il en montrant le bureau, rempli décran
vidéo. La maison est remplie de caméra.
- Alors, lassassin a été filmé ? demanda Lara.
- Sans doute, attendez un instant, dit-il en commençant à chercher.
Au bout dun quart de recherche, il trouva le passage : Césario était assis sur
une chaise, en train de lire son journal, quand quelquun tapa à la porte. Il se
leva, disparu du champ de la caméra et réapparu, accompagné par une femme. La
femme quelle avait aperçue dans le Manoir. La russe. Césario se rassit et la
regarda, dun air terrifié.
- Que voulez-vous Mara ?
- Vous le savez très bien, Cortés. Et vous savez aussi que vous navez pas le
choix, fit-elle.
- Je
ne peux pas
lui faire ça, cest
cest mon amie
je
je ne pourrai jamais, marmonna-t-il.
- Alors, vous allez subir le même sort quelle, dit-elle en sortant un pistolet avec
silencieux de sa veste.
- Vous ne pouvez pas, fit-il sur un ton plus sûr.
- Et qui men empêcherait ? demanda-t-elle.
- Moi. Si jamais vous me tuiez, Fabio révèlera tout de laffaire, dit-il en
montrant le journal. Ils en parlent. Vous savez, ces disparitions de nouveaux-nés un peu
partout dans le monde ne passent pas inaperçu. Si mon collègue na pas de nouvelles
de moi régulièrement, il dévoilera tout à la presse. Document à lappui.
A sa grande surprise, Mara éclata de rire.
- Je ne crois pas que Fabio Hernandez puisse divulguer quoi que ce soit là où il est.
Dailleurs, il ne parlera plus jamais. Et nous avons récupéré tous les fichiers.
Tous.
Césario commença à paniquer. Il se leva et poussa la table vers Mara, mais cette
dernière lévita. Cortés se dirigea vers une porte, mais il sécroula.
Aramov sapprocha du corps et tira une balle dans son crâne. Il était mort. Elle se
dirigea vers une armoire et trouva un dossier. Elle rangea son pistolet, et soudain, il y
eut une sonnerie. Elle sortit son portable et décrocha.
-
Oui, il a eu son compte
Il voulait nous faire chanter
Oui, jai
récupéré les dossiers
Son collègue ? Il est entrain de nourrir les
poissons
Je vous rejoins au point de rendez-vous
A bientôt.
Elle raccrocha, et plaça une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle regarda la
caméra, et fit un signe dau revoir.
Lagent arrêta la cassette lorsque Mara Aramov
disparut de lécran. Il y eut un silence pesant. Que se passait-il ? Doù
Césario connaissait cette femme ? Des questions supplémentaires sajoutaient à une
liste déjà trop longue. Elle se tourna vers les agents de police qui discutaient entre
eux. Ils virent quelle les observait et se turent. Celui qui lui avait permis
dentrer, Eduardo, prit la parole.
- Vous avez déjà vu cette femme ?
- Non, jamais, mentit-elle.
- Cest une femme très dangereuse. Elle se nomme Mara Aramov, elle est recherchée
par Interpol. Cest une tueuse à gages et on lui connaît une liste de quatorze
victimes, bien sûr, il y en a certainement plus.
- Mais, que faisait-elle ici ? Et cette histoire de nouveaux-nés qui
- Cest confidentiel, la coupa-t-il.
- Pourtant, je me rappelle avoir lu un article sur des faits similaires en Angleterre,
rétorqua-t-elle.
- Oui, mais ici, vous nêtes pas en Angleterre, vous êtes au Pérou. Et pourquoi
veniez-vous voir monsieur Cortés ?
- Il devait me conduire à un site archéologique.
- Où ?
- Cest un interrogatoire ? Je vous signale que je nai rien avoir avec ce
meurtre, jattendais Césario à laéroport. Et puis, vous avez votre coupable,
sur la vidéo.
- Vous avez raison, dit-il en lui souriant, vous pouvez partir. Je ne vous raccompagne
pas, vous savez où est la sortie. De plus, je nai pas de temps à perdre avec une
touriste. Au revoir Miss.
Elle ramassa son sac, et sortit, sans les saluer. Il fallait quelle retrouve cette
femme, Mara Aramov, pour venger son ami. Et cette histoire de nouveaux-nés qui
disparaissent, un trafic denfants ? Quoi quil en soit, Césario avait
découvert des choses, ou bien pire
il avait participé à ces rapts. Le
connaissant, il avait dû y participer de manière indirecte, et puis son physique
grassouillet nétait pas une aide. Elle en avait fait les frais, la première fois
quelle lavait rencontré. Mais, cela ne faisait rien, elle allait le venger,
tout comme elle avait vengé Von Croy.
Cela faisait maintenant plusieurs heures quelle
roulait dans la jungle, avec la jeep quelle avait louée. Elle vérifia une fois
encore les coordonnées de la pyramide, pour être sûre de rouler dans la bonne
direction. Si ces calculs étaient exacts, elle devrait y arriver dans lheure.
Durant la dernière demi heure, elle fut attaquée. Venant de nulle part, une boule rouge
explosa sur la jeep, qui se renversa sur le côté. Lara parvint à sextirper du
véhicule, attrapa son sac et en sortit les deux Uzis quelle avait due acheter, ses
armes ayant été confisquées à la douane. Une voix retentit alors dans la jungle.
- Bonjour Lara, comme on se retrouve.
Elle reconnut la voix de Von Croy, ou en loccurrence, celle de son clone mutant.
Elle avait beau regarder partout, elle ne le voyait pas. Elle se décida alors à courir
vers la pyramide, où elle pourrait se cacher. Mais, elle avait à peine fait cinq
mètres, que des sphères rouges filaient vers elle. Elle les évita et se cacha derrière
un arbre. Elle lavait vu. Il était là, sur une branche, deux arbres plus loin.
Lara lança une pierre dans les fougères, et il réagit immédiatement, en envoyant une
salve de sphères. Cétait maintenant ou jamais. Il regardait dans la mauvaise
direction. Elle sortit de sa cachette et se mit à tirer. Elle le toucha, mais il fit un
bond vers elle et la poussa sur le sol. Elle se releva et se remit à tirer, en visant la
tête. Et ce quelle vit alors lui donna envie de vomir. Des morceaux du visage
tombaient, révélant le véritable faciès du mutant. Mais elle ne devait pas relâcher
son attention, car elle devait éviter les projectiles envoyés par son adversaire. Et
après cinq minutes dun combat acharné, le mutant explosa. Lara attendit un peu et
alla voir les restes, pour sassurer quil ne se relèverait pas. Après
vérification, elle reprit son chemin.
Au pied de la pyramide, il y avait un petit campement. Trois jeeps et quelques tentes,
mais aucun être vivant en vue. Elle savança prudemment, craignant une embuscade,
mais rien ne vint. Elle se dirigea alors vers lentrée, elle navait jamais
rien vu de pareil, lintérieur de la pyramide était composé dune pierre
noire, un peu comme du marbre, mais cétait impossible, pas dans cette région. De
plus, il faisait clair comme en plein jour et elle ne distinguait pas de source lumineuse.
Ceux qui avaient construit cet édifice nétaient sûrement pas les Aztèques ou les
Mayas. Mais alors qui ? Elle évoluait dans des pièces somptueuses, remplies
dinstruments et de meubles, en cherchant ce qui pouvait intéresser son ennemie
mystère pour quelle note les coordonnées de la pyramide. Bien que la pyramide en
elle-même est un motif suffisant.
Pendant ce temps, à lextérieur, le campement
reprenait vie. Gunderson et ses hommes sortirent de la forêt. Marten sessuya le
front, dégoulinant de sueur. Il détestait la chaleur. Il prit son talkie-walkie.
- Madame ? Ici Gunderson, elle est entrée.
- Vous en êtes bien sûr ? Je ne voudrais pas que votre incompétence face échouer
mon plan.
- Jen suis certain, je lai vu, dit-il, vexé par la remarque.
- Alors cest parfait.
- Que devons nous faire maintenant ?
- Vous allez vous rendre au point de rendez-vous, et noubliez pas, laissez lui
une jeep.
- Bien Madame. Gunderson, terminé.
Il rangea ses affaires et ordonna de lever le camp.
Lara Croft, elle, continuait toujours son exploration de
la pyramide. Elle était en train de monter des escaliers, et elle arriva dans une salle
immense. Il y avait dix colonnes qui soutenaient le plafond. Au centre de la pièce, se
trouvaient trois trônes en or, et devant,
non, elle devait rêver, cétait
impossible, à moins que
quon lui ait tendu un piège
et pourtant cela
expliquait beaucoup de choses
Elle trouvait quelle sen était sortie
assez facilement du Manoir, et les indices pour arriver jusquici aussi elle les
avait trouvé facilement, trop peut-être. Elle regarda alors la petite colonne
métallique en face des trônes, où se trouvait lIris, celle qui avait été volée
à VCI. Elle sapprocha de la colonne, ouvrit son sac et tendit sa main pour
récupérer lIris. Elle entendit alors des bruit de pas derrière elle, de talons,
et elle se retourna, un Uzi en main.
- Vous !!! Mais, cest impossible !!! sécria-t-elle.
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L'exposition de Captain Alban
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