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Création ingrate (7) |
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Création ingrate, chapitre
7, par Eleo, le 15
octobre 2005.
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Chapitre 7
Ils rentrèrent donc à la base, bredouilles
certes mais en bonne santé. Même si John semblait très indifférent aux
découvertes et à laventure dans le temple, Lara, elle, avait de loin
éclairé sa lanterne. Pour elle, il était presque clair que la pierre de John
était la pierre permettant de créer la Nature et la Terre, mais cétait tout
de même à vérifier bien quelle possédait de nombreuses hypothèses sur le
sujet.
La jeune femme déjeunait tranquillement avec les garçons, ils savourèrent un
délicieux repas, tout en discutant des aventures des deux archéologues. John
lui avait du quitter la table pour répondre à un coup de téléphone sur son
portable. Un peu plus loin il semblait sénerver de plus en plus sur
lappareil, en gesticulant et râlant.
« Mais vous me les brisez, lâchez nous la grappe ! »
« Ca va bientôt faire plus de huit mois M.Seize, et rien, pas le moindre
indice, je persiste à croire que cette femme est coupable, je vais la
remettre en taule, cest là sa vraie place, au moins vous pourriez vous
concentrer principalement sur votre mission. »
« Je suis parfaitement concentré, Miss Croft mest dune grande aide dans
cette affaire. »
« Oui pour vous traîner dans des temples marins en Méditerranée, ou bien
vous entraîner à nager en apnée dans une piscine
vous êtes encore dans
votre base paumée à vous tourner les pouces en ce moment même ! »
« Je ne me tourne pas les pouces, je parle avec un con au téléphone ! »
« Vous pouvez répéter ?! »
« JE PARLE AVEC UN BOUFFON AU TELEPHONE ! Je parle trop vite pour vous ?! »
« Ne me parlez pas sur ce ton M.Seize ou ça pourrait vous coûter cher et
»
« Oh je passe sous un tunnel, je ne vous entends plus ! »
Il coupa alors le téléphone en gigotant encore plus, tellement il était en
colère. Rouge comme un poivron, il semblait quil allait exploser, tellement
il était en surchauffe. A table, cétait léclate totalement, personne
navait raté loccasion de rire de la situation. Même Lara toussait en
sétranglant avec son verre deau. John sassit violemment sur sa chaise,
frappa la table de ses coudes et enfonça sa tête dans ses mains, grattant
frénétiquement ses cheveux de ses doigts nerveux.
« Allez, John fait pas cette tête, prends de la Badoit et tu verras la vie
autrement. » Rie Lara en faillant sétrangler de nouveau
« Ce mec va me faire devenir dingue, je vais finir par demander moi-même à
ce que lon menferme dans un hôpital psychiatrique. »
« Eh chef, regardez le calendrier, vous avez vu quel jour on est ?! »
Il leva des yeux sombres vers le morceau de papier, ne voyant pas bien, il
larracha pour rapprocher le calendrier encore plus de ses yeux. Après la
lecture, il le balança sur la table et se leva spontanément.
« Jai pas du tout la tête à ça maintenant, je vais prendre une douche et si
vous me cherchez
ET BIEN JE SUIS SOUS LA DOUCHE VOILA A+ ! »
Il partit, les cheveux hérissés comme des épines de hérissons, les mains
fourrées le plus profondément dans ses poches.
« Oula il a vraiment lair en pétard ! » Sexclama Lara en piquant un
morceau de viande
« Ouais le petit blondinet sénerve peu souvent mais quand il explose, cest
pire quune bombe nucléaire ! »
Lara agrippa le calendrier, se vomissant lamentablement sur la table. La
date du 31 Août était entourée au un feutre rouge, épais. Cétait bien
aujourdhui, le 31 Août, Lara avait du mal à se rendre compte, à quel point
le temps filait devant ses yeux. Cela devait maintenant bien faire quatre
mois quelle travaillait avec John.
« Quest ce que ça veut dire le 31 Août ?! »
« Chaque année, à cette date, on défit le chef en duel, sur le parcours
dentraînement surtout, mais à chaque fois ils nous éclatent ! »
« Ah oui, hum
! »
John sortit de la douche, se sécha les cheveux et shabilla dans la
sérénité. Leau, et ce moment de tranquillité lui avaient rendu sa bonne
humeur. Il faisait beau aujourdhui, mais pas trop chaud, malgré le mois
dAoût généralement assommant au niveau de la température, surtout en plein
désert. Tout sourire, il sortit du bâtiment et revint prêt à la table !
« Je suis de retour, désolé pour tout à lheure jétais un peu éner
»
Lara avait quitté la table, elle se tenait devant le départ du parcours
dentraînement, droite, fière, le regard plein dironie et de provocation.
« Tu bronzes ? » Déclare John en ne comprenant pas la situation
« Lady Croft nous représente pour vous mettre une pâtée ! »
« Pardon ? »
« On parle trop vite pour toi Johnounet ? »
« Johnounet ?! Ne me surnomme plus jamais comme ça de ta vie, même de ta
mort ! »
Paul se leva, pointant le doigt en lair, utilisant le manche de sa
fourchette comme un micro.
« Ladies and Gentlemen ! Aujourdhui sous vos yeux ébahis va se dérouler la
plus grande course dobstacles de tous les temps ! Avec à ma droite la
somptueuse, magnifique, richissime, imbattable archéologue Lady Croft !!!!
Et à ma gauche, le tombeur, dragueur, râleur, branleur, touriste et chef
adoré, John Seize !!!! »
« Vous êtes débiles » Rie John en portant sa main sur son front
Il posa alors ses mains sur ses hanches, bascula ses cheveux en arrière,
dans une attitude très féminine.
« Et bien cest daccord, jen profiterais pour montrer ma classe, Miss vous
allez recevoir la pâtée de votre vie ! »
Les deux adversaires se prêtèrent au jeu, et salignèrent face à la ligne de
départ, tracée au sol. Le sifflet de John à la bouche, Paul se concentrait
pour donner le départ de la course. En position pour sélancer, John et Lara
se transperçaient mutuellement de leur regard, exposant chacun leur désir de
victoire.
Le sifflement retentit, ils sélancèrent, soulevant de la poussière à leur
départ. Ils courraient, tous les deux très vite, et John prenait de
lavance, mais Lara ne voulant pas se laisser faire, redoubla defforts et
accéléra.
Le premier obstacle, un gigantesque mur se dressant tel un cheval cabré. Un
filet, lié avec des cordes formant des carrés, recouvrait lédifice, seule
manière de lescalader. Mais ce nétait pas aussi simple que cela le
laissait paraître. En effet le filet étant presque collé au mur, les jambes
navaient pas de point dappui, il fallait donc grimper avec et surtout à la
force des bras.
Lara respirait très fort, afin dabsorber un maximum doxygène, pour
atteindre le paroxysme de ses compétences physiques. Laventurière navait
jamais vu un athlète comme John, il aurait pu faire nimporte quelle épreuve
des JO sans le moindre souci. Elle devait redoubler à chaque fois defforts
pour rester à sa portée, et lui escaladait le mur sans la moindre trace de
fatigue, comme une araignée sur sa toile.
Le sommet, enfin, mais pas le temps de souffler, il fallait désormais bondir
dans leau, et nager entre les obstacles sous-marins. Rien de plus simple,
mais avec la fatigue cétait déjà plus dur et John prit de lavance, sortant
de leau en premier. Lara navait pas lhabitude denchaîner si brusquement
les obstacles sur ses propres parcours à la maison. A Surrey elle ne
poussait pas autant, pourtant ici, elle voulait à tout prix arriver première
même avec une crampe à chacun de ses muscles. Un petit sprint pour rattraper
son adversaire qui arrivait déjà à la course de haies. Il y avait, alignées
toutes en ligne droite, dix haies à sauter, avec une seule foulée entre
chaque. Ils bondirent tels des chevaux de concours de saut par-dessus les
obstacles. Voulant récupérer de lavance, Lara fit un bon sur le côté droit,
et atterrit donc juste devant John qui du sarrêter. Laventurière pu donc
prendre de lavance.
« Tu as triché ! »
« A la guerre tous les coups sont permis ! » Hurla Lara en séloignant.
Contente de son avance, la jeune femme, continua sa course avec le même
entrain. Le bout du parcours se rapprochait, il ne restait plus que trois
obstacles et elle gagnerait. Un gouffre, mais large comme ceux du manoir
Croft. Lara prit plus délan et bondit dans le vide, horreur la corniche
den face séloigne par un mécanisme, quel coup tordu.
Heureusement, Lara eu juste le temps de se rattraper du bout de ses doigts.
Si elle était tombée, elle aurait certes chu dans leau, mais aurait perdu
beaucoup de temps. Lavant dernier obstacle, connu néanmoins. Le sol étant
recouvert de pneus, il fallait juste faire preuve dagilité pour ne pas se
prendre les pieds et continuer. Lara profita de ce moment peu essoufflant
pour économiser son énergie. John la rattrapait mais elle pouvait toujours
gagner par son avance. Ils accélérèrent tous les deux, un mur à franchir
mais rien de grave. Lara allait gagner, elle sprinta, sapprêtant à bondir,
ses yeux sécarquillèrent alors !!! John la doubla et traversa le mur comme
un spectre. Trop surprise, la jeune femme ne fit plus attention, et rentra
dans le muret, quelle percuta de plein fouet.
Sous les soupires des boys, John passa vainqueur la ligne darrivée.
« Tu as triché ! » Hurla Lara en les rejoignant
« A la guerre tous les coups sont permis ! »
« On savait pas que vous aviez suivit des cours de Casper, chef. »
« OUI COMMENT AS-TU FAIS POUR TRAVERSER CE FICHU MUR ! »
Lara, sassit et toussa affreusement, la main sur sa poitrine, celle-ci lui
faisait très mal. John sagenouilla prêt delle.
« Reprend donc ton souffle avant de me hurler dessus. »
« Tu vas pas ten tirer comme ça, on recommence ! »
John se releva et leva les yeux au ciel. Sa collègue était vraiment une
mauvaise perdante.
Bien quil eut fait un temps radieux toute la journée, la fin de
laprès-midi laissait prévoir un violent orage. Reprenant vite fait ses
esprits, Lara empoigna son ami et lemmena de nouveau face au mur. Celui-ci
était totalement en terre, en fait il sagissait dune grosse dune que lon
avait simplement mis plus droite.
« Recommences ! » Ordonna Lara
John traversa alors de nouveau le mur, la jeune femme nageait en plein
délire. Elle se rapprocha de lédifice et le frotta de ses mains, il ny
avait aucun trucage.
« Mais comment tu fais ? »
Le jeune homme se rapprocha de nouveau, et passa son bras droit dans la
terre, il resta ainsi.
« Jai découvert ça ce matin en entraînant les garçons. Tu sais que je peux
modifier la terre, et bien ce mur est justement en terre. Il me suffit de
penser à ce quun trou se forme, pile pour ma taille, et se rebouche après
mon avancée, ça me permet alors de traverser les murs. Enfin je le répète,
ça ne fonctionne quavec des murs de bois, de terre, jai essayé avec le
béton, mattes un peu la super bosse! »
Lara se mit une tape sur le front.
« Cest dingue, jy crois pas, quel clown tu fais ! »
« Hé Hé
»
Les nuages déversaient leur pluie à une vitesse vertigineuse. De nombreux
éclairs illuminaient les entrepôts semblables à des silhouettes
fantomatiques. Tout le monde était réuni dans le bâtiment principal. Les
lampes qui les éclairaient, perdaient de leur puissance avec les coupures
électriques fréquentes. La seule occupation était les dés, jeu simple mais
prenant. Une petite partie de poker menteur avait mis tout le monde
daccord. Paul regarda John dun sourire pervers. Ils venaient juste de
commencer la partie.
« Hé Hé carré de rois ! » Nargua Paul fier de lui
« Pff menteur va ! »
« Mais non je vous assure que cest vrai ! »
« Tas jamais de chance aux jeux ! Allez, va donc faire la vaisselle ça va
toccuper !»
Paul quitta le jeu en ronchonnant. Le plafonnier vacillait, la lumière se
faisant de plus en plus maigre. Soudain tout séteignit, plongeant tout le
monde dans le noir. John se leva en colère.
« Et merde ça commence à me courir ! »
« Vous énervez pas chef, ça ne fait que la dixième fois ! »
Lara sentit alors des mains le long de son dos.
« John, enlèves tes mains ?! »
« Mes mains sont dans mes poches ! »
« Pour changer ! »
« Toi fermes là et fait la vaisselle ! Bon, je vais changer les fusibles. »
On ne voyait strictement rien, le noir total, pas même une lampe torche ou
des allumettes. John se prit les pieds dans quelque chose qui semblait être
une boîte, il tomba, essayant de se rattraper à ce quil pouvait. Il sentit
un bout de tissus, le serra mais tomba tout de même.
« Ah mais merde, quel bordel intersidérale !!! »
La lumière revint alors, le jeune homme était vautré par terre, le pied
gauche dans un carton, un rideau arraché dans la main droite. Beaucoup
dobjets, dune étagère à proximité, étaient tombés sur lui. Il se débattit,
réussissant par se relever un peu nerveux.
« Où est donc passée Lara ? » Demanda-t-il en en cherchant la jeune femme
des yeux.
Une chose avait bougé à lextérieur, elle en était tellement persuadée,
quelle en était maintenant dehors, sous lorage interminable. Transformé en
marrais, le sable, collant, empêchait davancer rapidement. Une soirée
orageuse, comme la dernière fois, oui le sang, il en coulait à flot autour
delle, ses souvenirs qui refaisaient surface. De nouveau face à lui,
lhomme encapuchonné, fier et provocateur, lattendait.
« Comme on se retrouve Miss Croft, depuis tout ce temps ! »
« Pas assez longtemps, vous ne pourrez pas vous cachez indéfiniment, on vous
trouvera et on vous tuera ! »
« Des promesses, toujours de vagues promesses ! Je vous tuerai bien avant
Lady ! »
Le raz-de-marée, mais cette fois, elle sy attendait, un saut latéral et la
vague se vomit au sol, sans avoir éraflé laventurière.
« Trop prévisible ! »
Lara dégaina, tira, vidant ses chargeurs sur son ennemi avec une profonde
haine. Celui-ci après un léger fléchissement, se redressa de nouveau.
« Pourquoi tant de violence ?! Vous les hommes, ne pensez quà vous
entretuer, malgré votre morale, vous ne vous gênez pas ! »
Plus personne ne bougeait, face à face, percutés par les énormes gouttes
deau, trempés jusquau os. Lara avait cessé de tirer après avoir entendu
ces mots.
« Tu es bien celui qui à tuer la jeune fille ?! Pourquoi ? Qui es tu donc ?
»
« Moi ?! Je ne sais pas
je ne suis
quune ombre
oui voilà, juste une
ombre, rampant, accrochée au pilier que je ne peux quitter. »
« Ombre ? Accrochée au pilier ? Tu veux dire
que tu ne serais quun
disciple ?! »
« Brillante, oui juste une ombre
jusquà ce que les portes du paradis me
soient totalement ouvertes. »
« Tuer les gens pour son bonheur personnel, tes malade, bon à interner. »
« Moi ? Je suis bonne à interner ?! »
Bonne ? Lara comprit alors que malgré son déguisement, elle avait devant
elle une femme. Il est vrai que sa voix renfermait une certaine douceur,
mais déformée à en faire frissonner les os.
« Mais toi et moi, nous sommes pareil Lara. Penses à toutes ces vies, ces
animaux, ces hommes, à qui tu as arraché la vie, pour « ton » plaisir
personnel. Pour des objets que tu as volé aux morts, pour des choses non
vivantes, tu as tué, et malgré ta richesse, tu aurais pu prendre ta retraite
depuis fort longtemps, mais tu continues. Ce nest pas ton amour de
larchéologie, ou devrais-je dire du pillage de tombe, qui te fait
continuer. Non cest le plaisir de tuer, de te sentir forte, cest si facile
de tuer, nest-ce pas Lara, lamour de la mort te pousse à être qui tu es,
comme moi tu tues pour ton propre plaisir ! »
Le doute, la colère, la haine, la tristesse, autant de sentiments,
surgissant, semmêlant dans lesprit de la jeune femme se jetant sur son
ennemi. Lui arrachant sa capuche, afin dexposer un visage à vif, non
recouvert de peau, entouré par de longs cheveux noirs, trempés de sang. Lara
hurlait, emportée par la folie, décrochant un coup de point dans la tête de
la femme, précédent un deuxième, puis un troisième sans interruption.
« Non je ne suis pas comme vous, je ne suis pas comme vous, pas comme vous
!!!!!! »
Son point en lair afin de donner le coup fatale, elle fut pourtant retenue,
levant les yeux, la silhouette de John apparue, illuminée par un éclair. Il
pressait le poignet de son amie, essayant, par la douleur, de lui refaire
prendre conscience. Elle se releva, poussant un hurlement, remplie de
colère, un cri résonnant dans limmensité du désert, dune puissance à en
transpercer le tonnerre. La femme se releva, son manteau imprégné de boue,
elle replaça sa capuche, mais ne cherchant pourtant pas à senfuir.
« La vérité, elle fait toujours mal quand on la fuit. On la cache, cherchant
à sinventer des excuses, pour continuer de se battre pour des causes qui
paraissent justes. Alors quau fond on sait que cest mal. Et bien que les
sacrifices pour obtenir ce que lon veut, soient toujours bien plus
importants que la choses reçue, on persévère. Voilà lesprit humain,
peinture sur merde égale propreté, comme cest pathétique ! »
John retint Lara, voulant encore se jeter dans le combat, pousser par le
désespoir et la colère. Mais elle ne put, voyant son ennemi disparaître dans
la nuit.
« Mais lâches moi ! Je vais lui faire la peau à cette garce ! »
« Ne te laisses pas manipuler si facilement, tu ne fais que confirmer ce
quelle dit. »
Lara se retourna, giflant son ami, tombant en arrière dans la boue. Elle
resta alors immobile, regardant ses mains, coupable, tu es coupable Lara.
Elle se jeta alors aux pieds de John, lui prenant le visage de ses mains,
ruisselantes de pluie.
« Pardonnes moi, je voulais pas ! »
Lorage cessait en violence, les gouttes, moins nombreuses, perdaient en
volume. Le temps se calmait avec la disparition de la jeune femme. Lara
bondit de stupeur en remarquant sa position, couchée sur John.
« Excuses la paire de claques ! »
« Arrêtes de texcuser comme une vulgaire gamine. Tu ne te contrôles pas ces
derniers temps ! »
La jeune femme, gênée et frustrée, ne put laisser échapper aucun mot. Vexée
aussi certainement, les paroles de la femme lui empoisonnaient la tête, se
répétant sans interruption.
« Tu devrais prendre un peu de repos. » Conseilla John
« Je nai pas besoin de me reposer ! »
« Pff, cest toi qui vois, fais comme bon te semble. »
Une douleur exécrable pressait la tête de Lara, elle avait très mal à la
tête et ne pouvait sempêcher de réfléchir.
Lorage, évaporé, prouvait bien que cette femme, ayant assassiné la
demoiselle à Londres, contrôlait leau. Il y avait donc au moins deux
meurtriers ?!
Près de la table, ça sagitait dans tous les sens, John était encore au
téléphone.
« Ne touchez strictement à rien avant que lon ne soit sur place ! »
Ordonna-t-il avant de raccrocher.
« Quest-ce quil se passe ? » Demanda Lara en arrivant
« Tu te souviens de ta rencontre avec le meurtrier en Amérique du Sud ? Et
bien on a un nouveau cadavre sous les bras ! »
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L'exposition de Captain Alban
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