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Création ingrate (13) |
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Création ingrate, chapitre
13, par Eleo, le 20
février 2006.
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Chapitre 13
Les journalistes gesticulaient dans tous
les sens, pour avoir la chance de réussir à interviewer un témoin potentiel.
Toutes les chaînes de télévisions diffusaient la même chose, en rapport avec
lévénement présent. Énormément de personnes suivaient les informations chez
eux, où bien, en observation devant des postes exposés dans des vitrines. Un
quartier entier venait dêtre bouclé par la police, mobilisée en barrage
imposant, que personne ne pouvait franchir.
Se plaçant devant les banderoles de
limitation, une jeune demoiselle commença son reportage. Elle portait un
ensemble de couleur beige clair, et ses cheveux roux, bien coiffés, lui
offraient une allure distinguée.
« Cest un véritable désastre. Ici New York est à sang. Une jeune fille
denviron 17 ans, dont on ignore encore lidentité, tue un nombre
incommensurable de gens, de manière violente et sanglante. Elle mesurerait
environ 1m75, cheveux courts, dun rose pale, ne serait que très légèrement
vêtue et armée dune grosse épée.»
Un policier proche des banderoles se tenait fixe, à laffût du moindre
mouvement suspect. La demoiselle lui plaça le micro à disposition.
« Combien compte t-on de victime actuellement ? »
« Il est difficile de vraiment savoir, approximativement une cinquantaine.»
« Les habitants des environs sont paniqués depuis ces deux jours, que leur
conseillez-vous ? »
« Des patrouilles passent régulièrement, et surveillent attentivement chaque
demeure. Néanmoins, nous recommandons fortement aux familles de ne pas
sortir de leur foyer, et aussi de se barricader jusquà nouvel ordre. »
« Sans oublier de fuir quiconque ressemblerait à la description précédente?»
« Evidemment et davertir immédiatement la police. »
Laventurière stoppa devant un téléviseur,
afin de sinformer de la situation. Elle fut abasourdie de voir les images
des carnages, une véritable boucherie défilait sur les écrans, sen était
écoeurant. Selon les nombreux journalistes, aucune personne ne se serait
présentée comme étant les parents de la demoiselle, et lidentité de
celle-ci restait introuvable en tout point.
John arriva sur place marchant calme et serein parmi la foule en délire. Son
costume flambant neuf lui offrait une classe peu commune, Lara en était
fière. Son regard affichait une certaine colère, cette affaire ne semblait
pas le passionner.
Repérant le commissaire non loin, il pressa le pas afin den finir
rapidement. A peine avait-il fait quelques pas que la journaliste et ses
cameramen se précipitèrent sur lui, lencerclant comme une meute de loups
affamés.
« M.Seize quallez-vous donc faire pour résonner cette jeune fille ? »
Surpris, le couple freina de peur de rentrer dans les gens. John bascula ses
cheveux en arrière de manière stressée, exposant un certain agacement.
« De quoi ?! Mais je viens à peine darriver, poussez-vous, je naime pas
quon me colle de la sorte. »
Repoussant brutalement la journaliste, John réussit à sortir du piège, mais
Lara se retrouva rapidement bloquée devant le micro.
« Mademoiselle Lady Croft, on raconte que vous et Monsieur Seize menez une
enquête douteuse, pourriez-vous nous en dire plus à ce sujet ? »
Laventurière prit un regard menaçant, naimant pas cette situation
prétentieuse. Les informations circulaient drôlement vite, sen était
affolant.
« Vous avez dépassé la ligne délimitant mon espace vital, je vous conseille
de faire place. »
Ils sécartèrent, ayant cette fois-ci bel et bien saisi le message. John
venait juste de rejoindre le commissaire proche de la zone de délimitation.
Celui-ci semblait tellement stressé, quon aurait cru quil allait en
dévorer son chapeau, déjà totalement déformé subissant gravement les
pressions des doigts nerveux. Le jeune homme lui, bien quaillant
miraculeusement fait un effort vestimentaire, ne se gêna pas pour agacer son
collègue, en fourrant ses mains dans ses poches comme à son habitude, couplé
à un regard vicieux plein de jeune provocation.
« Ah vous voilà enfin, cette folle a prit une fille en otage. On ne comprend
rien à ce quelle demande et
»
Lara arriva au pas de course, le commissaire en la remarquant ne termina
point sa phrase, et se mit rapidement en colère.
« Mais quest-ce quelle fiche ici ?!!!!!!!! »
« Toccupes papy, elle est où la fille ?
Cest pas quon sennuie, mais nous navons pas vraiment que ça à faire, de
résonner les adolescents alarmés par la puberté. »
Le vieil homme pointa du doigt dans la direction dune ruelle senfonçant
dans les immeubles. John passa en dessous des banderoles, et senfonça vers
la rue indiquée. Laventurière sapprêta à le suivre, mais elle fut
rattrapée fermement par le bras.
« Ceci nest pas vôtre affaire, ne vous en mêlez pas. » Ronchonna le
commissaire.
Lara avait une terrible envie de ne pas obéir, mais contre un abruti, mieux
valait rester le plus serein possible, elle ne voulait pas attirer dennuis
à son ami, et bien que quelque peu inquiète pour lui, elle resta derrière
les banderoles à attendre en le voyant disparaître entre les bâtiments.
Les immeubles affreusement serrés, ne
laissaient un espace que de deux mètres au maximum. Prudent, et même pas
armé, le jeune homme avançait doucement à laffût du moindre bruit.
« Allons mademoiselle, soyez raisonnable, lâchez cette jeune fille ! »
Les cris résonnaient dun peu plus loin. John tourna, contournant un coin.
Et là il stoppa net, horrifié, et choqué. Des policiers, des négociateurs,
des journalistes, des civiles, des dizaines de cadavres sentrechoquaient
dans la petite ruelle. Sauvagement empalés, il y avait du sang jusquen haut
des murs. Lodeur écurante sélevant des cadavres se faisait insupportable.
Le jeune homme porta la main à son front, la monstruosité lui provoquant la
montée de vertiges désagréables. Afin de ne pas perdre léquilibre il
sappuya sur le mur afin de reprendre son souffle. Il sentait la paume de sa
main simprégner du sang frais des victimes.
Quelques secondes lui permirent de retrouver ses esprits. Fixant un point à
lhorizon, il commença à enjamber les nombreux cadavres, si jamais son
regard se posait sur eux, il était presque persuadé quil resterait
paralysé, le carnage était trop irréel.
En haut des toits, des hommes tentaient en
vain de résonner la meurtrière. Les paroles ne se faisaient pas entendre
visiblement. John déboucha dans un cul de sac, dont à lextrémité se
trouvait la fille ainsi que son otage. Lépée dune taille démesurée
menaçait dangereusement la gorge dune jeune fille en larme, paniquée par la
peur de mourir.
Sans pour autant quitter la jeune fille des yeux, le jeune homme savança
tout en continuant denjamber les nombreux corps. Il leva la tête vers les
négociateurs protégés par la hauteur. Cette situation lâche lagaça, et dun
ton ferme il afficha sa colère.
« Et vous les gros chats sur les toits. Dégagez ! »
« Vous ne devriez pas vous approcher autant. »
« Cest déjà mieux que de rester comme des lâches en haut des arbres !
Dé-ga-gez ! »
Une fois les toits déserts, il continua sa
progression. Ce nétait pas chose simple, ses mains glissaient des murs
dégoulinant de sang, et ses pieds, se coinçaient dans les corps répugnants.
Il stoppa à environ trois mètres des deux jeunes filles. Lotage avait un
visage déformé par la panique. Elle leva une main vers le jeune homme, en
pleurant.
« Je vous en prie aidez-moi. »
Lépée se resserra, une traînée de sang sécoula le long du coup de la jeune
fille qui gémit de douleur.
« Pas un mot, où je te décapite. »
John narrivait pas à distinguer correctement le corps ou le visage de la
terroriste, celle-ci se dissimulait très bien derrière son bouclier. Des
mèches de cheveux rosâtres volaient dans la petite brise, mêlées à ceux de
lotage dun blond foncé.
« Mes demoiselles, je suis ici pour vous aider. La Miss avec la grosse épée,
ne voudrais-tu pas lâchez la gamine et discuter tranquillement ?! »
Demanda-t-il afin de tester la situation.
Lara commençait à piétiner sur place. Elle
croisait et relâchait ses bras, marchait en rond quelques pas, fermait ses
poings rapidement. Les secondes séternisaient, elle ne cessait de demander
lheure.
« Vous ne tenez jamais en place vous ? »
« zen soyons zen », Lara se répétait les paroles afin de ne pas décrocher un
coup de poing dans le nez du commissaire qui commençait à lagacer
prodigieusement. John avait raison, il est vraiment con ce type
« Ecoutes, on va juste rester tout les
deux, personne ne viendra à part moi, alors relâches cette fille. » Demanda
gentiment John
Il ne sen doutait pas, mais lotage fut vraiment délivré, la jeune
demoiselle courut en larme, et faillit même trébucher sur les nombreux
corps. John la regarda partir pour sassurer quelle partait bel et bien en
sécurité. Il poussa un soupir de satisfaction, ça ne fut pas si dur
finalement, pensa-t-il en se retournant. De retour face à la jeune fille, il
ouvrit de grands yeux, la meurtrière était très légèrement vêtue. Elle ne
portrait quune petite veste en cuir noir, sans rien en dessous, dont la
fermeture descendait assez pour afficher un décolleté impressionnant. Elle
ne portait même pas de pantalon, juste un bas de bikini noir. Sur ses bras
on pouvait distinguer de nombreuses plaies, encore à vif, comme de grosses
mutilations volontaires. La demoiselle dévisageait John dun air vicieux et
mesquin, elle tenait son arme dans sa main droite, celle-ci encore en sang,
laissait glisser de petites gouttes jusquau sol.
« Malgré tout ce quil a dit de toi, tu as lair gentil, je taime bien. »
Déclara-t-elle en se rapprochant.
« La voilà, la petite a été libérée ! »
La jeune fille sauta dans les bras de ses parents, les médias se
précipitèrent autour delle pour lui voler quelques mots. Lara ne fit pas
attention, elle perçait la foule afin de voir si John arrivait, mais il nen
nétait rien. Commençant à sinquiéter pour son ami, elle se retourna,
voyant que le commissaire piétinait autour de la jeune fille, elle passa les
banderoles et senfonça à son tour dans la ruelle.
« Cest quoi ton prénom ? » Demanda John
soucieux
« Tokko. »
La jeune fille passa ses mains autour du jeune homme, celui-ci afficha un
regard qui exposait parfaitement sa stupeur. Il sentit sa chemise sortir de
son pantalon, précédent des mains caressant son dos. Les mains étaient
froides, et humides de sang,elles offraient des sensations particulièrement
gênantes et désagréables. Il posa alors ses mains sur les épaules de
ladolescente, et léloigna.
« Quest-ce que tu fais ?! »
« Notre maître, il ma dit que je nétais quune bonne à rien. Que jétais
pitoyable comme ces humains qui naissent de par lamour de deux êtres. Il
ma dit que lamour nétait quune illusion, une manipulation, une excuse
pour trouver raison à un acte de survie. »
« Notre maître ? »
« Mais je sais que cest faux, je sais que lon a pas besoin de quelconque
pouvoir pour avoir des sentiments. Nes-tu pas accord ? Toi et moi nous
avons développé des sentiments par notre propre volonté. »
« Je ne comprend rien à ce que tu racontes, tu devrais aller voir un
médecin. »
Lara déboucha dans lavenue des cadavres.
Les murs, recouverts de sang, ne pouvaient que lui rappeler encore une fois
la fameuse nuit du meurtre de ladolescente. Elle se pressa et sauta
par-dessus les corps, ne voyant toujours par John, commençant à paniquer.
« Nous allons lui prouver, oui en faisant lamour ici et tout de suite, que
nous ne sommes pas des machines, pliées à sa volonté. »
« PARDON ?! ON VA FAIRE QUOI ?! » Hurla John en sentant sa ceinture se
détacher.
Lara déboucha dans la rue, elle se figea net, ne comprenant pas du tout la
situation, remarquant son ami à moitié déshabillé, accompagné dune
adolescente en maillot de bain.
« Mais quest-ce que tu fais ???!!! » Hurla Lara choquée
« Ce nest pas, mais alors pas du tout, ce que tu crois !!! »
Lorsque John se retourna vers Tokko, il plongea dans les ténèbres de ses
yeux. Le regard de la jeune fille était empli de haine, de colère et de
folie furieuse. Le geste fut dune rapidité fulgurante. Soudain, le sang
jaillit du corps du jeune homme, tel une éruption atroce. Il fut transpercé
par lépée en quelques secondes, son costume se recouvrant du liquide
opaque. Il gémit, portant la main à sa bouche afin dans retenir le sang, se
répandant déjà dans tout son corps.
« Tu mavais promis, que personne ne viendrait. » Murmura Tokko hargneuse.
Ladolescente retira son épée en tombant en arrière, tuée dune balle dans
la tête, laventurière se haït alors, ne comprenant pas pourquoi, elle
navait pas eu le réflexe de tirer plus tôt.
Elle se précipita sur John, affalé sur le sol. Il portait les mains
fermement à son ventre, plein de sang. Une immense flaque se répandit autour
deux. Larchéologue ne savait que dire, elle lui enleva son veston en
panique et fit un nud autour du corps de son ami. Le sang sécoulait moins,
mais il allait mourir, cétait à peine si ses organes pouvaient encore tenir
bon dans son corps sérieusement fendu. Celui-ci sévanouit alors.
« Non, tu vas pas mourir, tu ne peux pas mourir, je ne veux pas que tu meurs
! » Gémissait Lara en le prenant sur son dos.
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L'exposition de Captain Alban
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