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Tomb Raider

Novembre 1996
Par Yann Serra

Le plus impressionnant des jeux d'action 3D est arrivé !
Et il fonctionne même sur les plus petits Pentium...

Aciennement US Gold, l'éditeur Eidos n'en est pas à son premier coup d'essai en matière de jeux d'action 3D. On se souvient notamment des fabuleux Rise of the Triad, Duke Nukem 3D et autres Tek War. Mais cette fois, il s'agit indéniablement d'un coup de maître. Tomb Raider met en scène les aventures de Lara Croft, cet écrivain issu d'un vénérable milieu anglais avec lequel elle a coupé tout pont pour se consacrer à son unique passion : l'archéologie. Déshéritée par sa famille offusquée, notre Indiana Jones en herbe s'est mise à publier les récits de ses voyages pour financer les suivants. Au moment où débute l'épisode d'aujourd'hui, Lara vient d'être contactée par son éditeur qui la met sur la piste d'un talisman aztèque, le Scion, ayant un rapport probable avec le mythe de l'Atlantide. Partie dès le lendemain pour les mondes enneigés de l'Amérique équatoriale, notre héroïne voit son guide assassiné par une bande de loups tous droits sortis de ce qui pourrait bien être un temple. Les lourdes portes s'ouvrent sur l'un des titres les plus impressionnants de l'histoire du jeu vidéo.

Elle remue du popotin
Oui, Tomb Raider est un jeu d'action 3D. « Ah...encore un... » serait tenté de déclarer le joueur blasé. Lequel se lasse, d'ailleurs, d'attendre les derniers cheat modes pour passer au travers des murs de ces titres dont leir seul intérêt est de découvrir les pièces secrètes. Coupons tout de suite court aux jugements hâtifs et préconçus, Tomb Raider ne les mérite pas. Car, pour une fois, nous avons réellement affaire à un titre innovant en la matière. Ne serait-ce que du point de vue purement technique. Halte aux vues subjectives et autres schémas sol-mur-plafond. Ici, l'héroïne est un petit être que l'on voit s'agiter sur les caprices excessifs d'un terrain toujours tortueux. Une glissade le long d'une pente humide par-ci, un saut périlleux au-dessus d'un précipice par-là, un plongeon de 20 mètres par le haut et une escalade mouvementée par le bas sont autant d'éléments qui contribuent à ce que l'on pourrait appeler une esthétique de la gymnastique.

Lorsque Doom est apparu, ce ne sont pas les vertus massacrantes qui ont fait que tous les regards se sont tournés vers lui, mais la façon qu'il avait de représenter l'univers : en 3D. Pour la première fois, on avait l'impression d'être immergé dans le jeu. Mais ce n'était qu'une étape. Au8jourd'hui, les mondes et les créatures de Doom paraissent bien rigides face au dynamisme que déploient les exercices de Lara. Si bien que l'on retrouve dans Tomb Raider un plaisir oublié depuis longtemps : la possibilité de faire du tourisme ! Certes, il s'agit là d'un divertissement annexe mais tout de même assez révélateur de la richesse du produit. Quel bonheur de faire nager Lara au plus profond de ces rivières caverneuses où les roches verdâtres masquent d'extravagants animaux. Et même si l'architecture de ces temples relève de la plus pure fantasie, on ne manquera pas de gesticuler au plus près de ces hiéroglypes imités, témoins d'une époque pleine de mystères.

Et elle réféchit aussi
Au-delà de la richesse décorative et de la vaste liberté de mouvements, Tomb Raider respecte le cahier des charges d'un jeu d'action standard : tirer sur les hostiles et amasser des bonus pour progresser dans les niveaux. Néanmoins, force est de constater que l'accent est volontairement plus prté sur le scénario que sur l'agressivité. Ainsi, le joueur prendra pour habitude d'assainir immédiatement le lieu visité avant de scruter posément chaque recoin, à la recherche de l'élément qui lui permettra d'avancer. On irait même jusqu'à dire que c'est du gâchis de rencontrer si peu souvent les monstres aux détails tellement travaillés, tels ces vélociraptors qui explosent en mourant ou ce varan géant des remous aquatiques. Serait-ce le signe d'un otentiel technologique savamment contenu pour ne pas lasser le joueur ? Il faut le croire, car les personnages ont beau être le résultat de complexes mais esthétiques vecteurs mathématiques (à l'instar de Quake), ce n'est pas pour autant que les développeurs de Core Design en ont abusé.

Non, la véritable attraction de Tomb Raider est sa manière de faire évoluer le joueur dans un scénario bien ficelé. Petit à petit, Lara conprendra qu'elle a été trahie et que l'on compte bien récupérer le fruit de ses recherches à des fins notoires. Chose qui nous est clairement expliquée par une multitude de scènes cinématiques séparant différents niveaux, notamment ceux où notre héroïne passe du Pérou à la Grèce et de la Grèce à l'Égypte pour retrouver les trois éléments du Scion. L'intensité des rebondissements place ce jeu au niveau des films à suspense, surtout avec la voix française de Sandra Bullock pour les doublages !

Bon, elle arrête de bouger ?
Allez, c'est dit : Tomb Raider est vraiment un très bon jeu. En revanche, il souffre d'un défaut de taille : la gestion trop dynamique de sa caméra. Et oui, ceux chez qui les pas chassés de Doom suffisaient à provoquer un haut-le-cœur devront se résigner ici à avaler un tube complet de Dramamine avant de débuter une partie. Parce que vouloir suivre systématiquement la petite (au demeurant fort sexy, même si le téton est un peu turgescent) à l'écran dans ses multiples rebondissements ne va pas mettre pas sans mettre à rude épreuve l'oreille interne du joueur. À éviter en société si l'on ne veut pas déranger son entourage par d'inévitables renvois nauséabonds. Bon, ben... Il est très joli ton... BEORPS... jeu, mais je crois que je vais faiHEUORPS... une partie de Tetris aux toil... toilettes...

Réalisation : 19/20
Excellents à tous les niveaux mais les mouvements de caméra sont à consommer avec modération.

Divertissement : 18/20
De l'action, du suspense et... du tourisme virtuel !

95%